--myrzouick------------X--[o]---
écrire, scénariser et mourir vite...
10/07/2026
écrire & survivre
Dans ce nouvel épisode de ma vie, je finalise pour de bon (dans mon coin) le tome 2 des Mondes Elémentaires.
Je l'ai fait. J'ai corrigé, augmenté l'histoire, laissé ouvert des portes pour un éventuel tome 3, esquissé les lignes suivantes et gribouillé notes et dessins.
Ne reste plus qu'à l'imprimer.
Ce tome 2 était pour moi l'occasion de parler d'amour - d'amour contrarié - d'angoisse et de colère qui finissent par reprendre le dessus. Ou comment l'amour si puissant est remplacé par des sentiments tout aussi forts mais... terrifiants.
Mon histoire parle de la quête d'un homme pour sa redemption, la recherche du pardon. Je parle alors de coeur arraché, parfois littéralement - car ce livre est bien plus sanguinolent.
Je parle de solitude et d'espérance gachée.
Il y a de la jalousie, des non-dits, des histoires qui à défaut d'être écrites évoluent, se transmettent, se racontent et se déforment.
Il y a alors une assymétrie entre la place que prennent ces intrigues trop humaines et les enjeux globaux qu'on ne révèle jamais entièrement : trahison, guerre, rebellion. Quelle est la plus grande guerre, les enjeux territoriaux ou la bataille de l'égo ?
Et ensuite ?
impulsion & imagination
Finalement, je n'ai aucune imagination.
Alors je sais ! C'est ce que je dis comme pour me justifier depuis le premier article, tout est méta, on n'écrit que ce qu'on connait. On appelle ça Meta comme dans Jurassic Park (la suite officielle de JAWS, si si, c'est Spielberg qui l'a dit !).
Mais cela n'empêche pas moins que l'impulsion vient de notre vie qu'on connait puis de l'inspiration et de la recherche que l'on peut faire - avec nos biais et nos envies...
J'ai parfois besoin de dessiner, même mal, m'aider à décrire les contours des villes et des actions qui s'y déroulent.
Parfois de mimer ce qui me rend ridicule à minuit, éclairé de la lumière triste de mon écran qui perce la pénombre, jouant un combat...
Aucune imagination, je vous dis.
Seul le temps, l'abnégation et les sentiments qui deviennent véritable, véridique. Obligatoire pour la suspension consentie d'incrédulité d'éventuel lecteur. Mais qui resteront vrai.
Qui n'a pas été en colère ?
Qui n'a pas été amoureux à en crever ?
Qui n'a pas vécu des retrouvailles ?
Qui n'a pas eu envie de détruire tout un royaume pour retrouver un amour qu'on croyait impossible ? ...
Si mes personnages aiment - et parfois de leur propre volonté, car ils évoluent sans moi au gré des relectures - ils aiment véritablement. S'ils se battent, ils frappent réellement. S'ils tuent, ils tuent. Pour de bon.
S'ils regrettent...
Ce qui les rend, malgré tout leur , réalistes - voir réels - parfois aussi réel que toi ou moi.
amour & réalité
En fait, l'amour est en sous-texte. Là. Derrière chacune de mes lignes, caché dans les espaces et les respirations.
L'occasion de me poser une question. Peut-être bête.
Pourquoi l'amour, si fort soit-il, est responsable de tant de mauvaises choses ?
Doit-on forcément finir obsédé ou obsedant ? Pourquoi finir triste et desespéré ? Est-ce que la peine d'une rupture est aussi forte que l'exictation des prémices ?
Est-ce que tout ça vaut vraiment le coup ?
Tout commence par ce bonheur incommensurable. Le premier baiser après les premiers mots. Les premières caresses après les premiers frôlements.
Et puis la chute.
L'habitude ou la prison des relations sans destin. Toxiques ou oubliés. Ces relations s'insinuent et brisent de l'intérieur.
Alors que le crash, la fin brutale, la disparition, puis l'indifférence....
Comment comprendre quand tout s'arrête d'un coup, après la passion déchainée ? Comment survivre quand le vide s'empare d'un coeur brisé.
Car quand on s'aime passionnément, on se déchire pasionnément. Ces flammes brûlent. Quoiqu'il arrive.
Comment vivre le manque ? Comment faire... le deuil ?
Il faudra l'imaginer. Ou ne pas se laisser faire.
Et vient la question. A quoi bon se battre quand on est banni, quand on a disparu de l'esprit de l'autre.
Faut-il s'acharner et survivre malgré ce trou béant dans la poitrine ?
Mes personnages choisissent à ma place : quoiqu'il en coute, il faut être là. Rester dans un coin, attendre, parce que ce serait de se trahir soi-même que d'abandonner.
Et quand les cors sonnent, sortir de sa torpeur, vaincre ses peurs et revenir quitte à ne pas survivre. Car quand on aime, on reste solide sur ses convictions.
- Elle était belle ? demande ton ami.
- A en crever.
- Au point de déclencher une guerre ? De défaire une armée... Abandonner ton royaume
Tes yeux répondent pour toi. Ce n'était pas que ça. C'était mieux encore.
épilogue et épiphanie
Dans mon dernier article, je parlais de mourir. Et j'aurais pu rajouter une citation de Voltaire :
On meurt deux fois en ce bas monde la première en perdant les faveurs de Vénus. Peu m'importe la seconde. C'est un bien quand on n'aime plus.
Alors... Maintenant que le tome 2 est terminé, que vais-je faire ?
Car au-delà d'être une nécessité, écrire est aussi la meilleure façon d'exorciser mes anges et mes démons.
Chaque histoire doit être racontée. Chaque histoire est une raison suffisante de se lever le matin et de vivre. Chaque histoire est belle, même celles qui finissent mal. Chaque histoire doit être transmise.
Et quand vous voudrez comprendre... Vous comprendrez.
Moi j'avance au rythme de mes récits et bientôt...

Portez-vous bien.
Profitez de vos vacances.
Et surtout, racontez vos histoires.
à suivre...